Aurélien Vionnet, l’art du PMS à la française avec Thaïs

Qui êtes-vous Aurélien Vionnet ?

Je suis, entre autres, le fondateur du PMS Thaïs depuis 2004. Cela fait de moi un homme de 38 ans qui vit à Toulouse et qui travaille avec ses équipes à Montpellier.

Aurélien Vionnet - Thais

Quel a été votre parcours professionnel jusqu’à présent ?

Mon père était gérant d’un hôtel dans le Jura. J’ai naturellement passé quelques étés à y bosser. Puis je suis allé travailler en tant que serveur de restaurant dans un camping à Clairvaux-les-Lacs. Il faut dire que la famille, ça paye plutôt mal…(rires)

Après un diplôme d’ingénieur logiciel, j’ai été embauché chez Thales Alenia Space à Cannes en tant qu’ingénieur en recherche et développement du logiciel vol des satellites. J’ai fait ça pendant 7 ans.

Et j’y ai appris énormément de choses. Des choses techniques qui m’ont permis de développer quelque chose qui marche, mais j’y ai surtout appris que je n’étais pas fait pour les grandes entreprises et leur fonctionnement. Le salaire y est bon (très bon) mais ça ne m’empêchait pas d’être très frustré par la stérilité et les lourdeurs de tout ce qui y était entrepris (quand quelque chose était entrepris…). Ce constat, couplé au fait que j’avais déjà comme projet de fin d’études un planning cloud de gestion d’hôtel (ce n’était pas encore un PMS) qui me rapportait 17 000 €/an m’ont motivés à poser ma démission et tenter le coup. Et puis, il faut être honnête, le risque était limité par un congé création entreprise et 20 000€ d’aide de la part de Thales.

En gros, j’avais le projet, le budget, le temps, l’envie et la motivation de tenter le coup de monter une boîte.

Où étiez-vous il y a 10 ans ?

Justement, en 2013, j’avais envie de quitter le spatial. En 2014, c’était le départ. Nouvelle vie, nouvelle ville.

La partie la plus difficile de votre travail ?

Franchement, il n’y en a plus vraiment. Le démarrage et l’apprentissage de TOUS les aspects d’une boîte a été sportif. J’étais un développeur et il fallait que je devienne commercial, support, marketeur, comptable, manager et RH en même temps. J’ai d’ailleurs été globalement mauvais sur beaucoup de points.

Maintenant, on a une boite qui tourne, des gens top à chaque poste, un environnement de travail chouette, pas de pression d’investisseurs ou de rentabilité, et surtout des clients contents. Et ce dernier point est la clef de tout. On oblige personne à bosser avec nous et on ne les verrouille pas avec des contrats stupides.

Ça nous permet de bosser avec des gens qui sont contents d’être là et ça change TOUT au quotidien.

Votre plus grande fierté professionnelle ?

D’avoir une boite rentable en étant entouré de personnes avec qui j’aime travailler. J’espère que c’est réciproque, mais je le crois.

Où serez-vous dans 10 ans ?

À peu près au même endroit, mais avec plus de moyens et plus de clients.

Thaïs sera peut-être le leader français des PMS cloud, qui sait… Mais ce n’est pas l’objectif principal. Ça sera plutôt une conséquence du travail qu’on aura fait. Mon objectif personnel : être bien dans mes pompes et je n’ai pas besoin d’être le meilleur ou le plus fort pour ça. J’ai surtout besoin de la reconnaissance des gens qui m’entourent (et bien sûr d’un peu d’argent pour ne pas avoir besoin de m’en préoccuper).

Votre première fois avec le Revenue Management ?

La première fois où on a travaillé avec un Revenue Manager, c’était avec Pricematch. Ils avaient utilisé les API de Thaïs pour jouer avec un PMS facilement et tester leur injection automatique de tarifs.

Votre meilleure expérience avec le Revenue Management ?

Le fait de brancher aussi simplement et efficacement un RMS comme revbell à Thaïs fait partie des bonnes expériences pour nous et pour nos clients. Comme souvent, c’est la connexion entre 2 systèmes qui fait la différence lors de l’utilisation quotidienne de la solution. Développer la connexion à du prendre 3 jours, sans même nous embêter, et aujourd’hui ça fonctionne parfaitement.

Que vous évoque N&C ?

Une équipe au top. J’ai connu N&C grâce à revbell. C’est le point de contact qu’on a eu, puis j’ai connu les équipes en commençant par Florent Manotta, et je suis ravi de bosser avec vous tous et de proposer une solution composée de nos deux outils à nos clients.

Pour les moins aguerris en Hospitality, un PMS, c’est quoi ?

Un PMS (Property Management System) est tout simplement un outil de gestion interne et central d’un hôtel. À la base, il servait de planning et de système de facturation mais de nos jours, c’est bien plus que ça.

C’est la base de tout le système digital d’un hôtel. C’est là-dessus que tous les autres systèmes se branchent pour fonctionner. Du CRM pour la relation client, au Channel Manager pour la distribution sur les OTA, en passant par les RMS pour la préconisation de prix… Tout est connecté au PMS.

En gros, c’est la base de données propre à l’hôtel, avec de belles interfaces (IHM ou API) sur laquelle tout le monde se branche, et revbell le premier.

Quelques mots sur Thaïs?

C’est un super PMS bien sûr ! Et je ne suis pas le seul à le dire, sinon, ça ne compte pas vraiment je crois. C’est le PMS du présent qui sera là dans le futur. Comme le dit si bien notre site, on aide les hôteliers et les restaurateurs à retrouver leur vrai métier. Ils peuvent s’occuper de leurs clients et de leurs équipes sur le terrain tout en gérant et en distribuant leurs chambres simplement sur leur logiciel sans passer leurs journées à galérer sur des usines à gaz.

Pour la prochaine interview, qui souhaiteriez-vous lire, et pourquoi ?

Un des membres du label hôtelier Synapse pour qu’il nous explique son concept et pourquoi, c’est génial d’avoir un label français qui certifie les connexions entre partenaires.

Mots-clés : Thaïs, Aurélien Vionnet, PMS cloud, RMS, revbell, Synapse

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