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20January

Le bug de trop à la SNCF ?

La Voix du Nord pointe sur un article le bug de trop à la SNCF : un algorithme qui propose des trajets de substitution absurdes d’une part, et d’autre part des échanges avec des surcoûts importants alors même qu’il était annoncé que les échanges seraient gratuits.

Est-ce un problème de tarification dynamique comme la Voix du Nord le laisse supposer ?

Ne mélangeons pas tout : la tarification dynamique (faire varier les prix à la hausse ou à la baisse) n’a rien à voir dans l’absolu avec les pénalités de changement. La politique d’échange ou de remboursement peut être liée à différents paramètres (type de tarif réservé, typologie de Clients, classe tarifaire, date de réservation, …) et rien ne devrait empêcher la SNCF de mettre la valeur de l’échange à 0€ indépendamment de la tarification dynamique. Sinon, il faut vite appeler N&C pour mettre de l’ordre dans les outils de #revenuemanagement.

De la même manière, faire des contre-propositions pertinentes lorsqu’un trajet est inaccessible (train complet, gare fermée, …) est une fonctionnalité intéressante mais qui n’a rien à voir avec du pricing dynamique. Si le mécanisme a dysfonctionné, on peut mentionner deux raisons possibles : soit les tables de paramétrage sont trop figées, et ne prennent pas en compte la disponibilité des trajets possibles en temps réel, soit l’algorithme n’est pas borné et ose proposer des trajets improbables avec des durées absurdes. Rien à voir encore avec la tarification dynamique.

La tarification dynamique a suffisamment de détracteurs pour ne pas lui charger la barque de tous les problèmes commerciaux. Elle n’est sans doute pas parfaite à la SNCF, c’est un autre sujet, mais elle a malgré tout quelques vertus, comme l’opportunité d’offrir des tarifs très bas. Comme les Prems. Car sans tarification dynamique, pas de Prems. Qui est contre ?

Pascal Niffoi
Directeur Général Chez N&C

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